YELLE

A cause des garçons, Je veux te voir, Parle à ma main… elle enchaîne les tubes, tourne dans toute l’Europe avec Mika et croule sous les propositions… le tout sans se prendre la tête : Yelle est la chanteuse super-cool du moment. Et c’est bien parti pour durer !

Yelle est un peu la fille hype dont tout le monde parle depuis quelques mois. Cela fait quoi d’être soudainement le petit phénomène du show-biz ?
AHAHAH. Je ne sais pas trop si je suis le petit phénomène du showbiz, mais tout ce qui se passe autour de nous est très excitant ! Et c’est vrai qu’il y a un fort engouement autour de nous. 

Pop-Up séduit aussi bien les adolescents férus de Tecktonick, les nanas qui lisent Elle que les journalistes branchouilles des Inrocks. C’est quoi votre secret pour fédérer tout ce beau monde ?
Je crois que ce qui plait c’est ma spontanéité ! Nous faisons de la pop électronique et je chante en français. Notre album a plusieurs facettes et il peut être écouté par des gens très différents, car chacun y trouve son compte. De plus sur scène on a fait un set très dancefloors qui peut autant plaire aux clubbeurs qu’aux gens qui ont juste envie de voir quelque chose d’énergique en concert.

Une reprise d’A cause des garçons, un son très Lio, un look on ne peut plus années 80. Cette décennie vous obsède-t-elle ?
Non ça ne m’obsède pas, mais j’ai grandi dans les années 80 et inconsciemment tout ça m’a nourri autant à travers la musique qu’à travers les looks de l’époque, les univers
?graphiques.

Les mecs en prennent pour leur grade tout au long de votre premier album. Mais pourquoi tant de « haine » ?
OOOOH il n’y a vraiment rien de haineux ! Au contraire, en parler prouve que j’y pense tout le temps et que c’est mon sujet favori ! C’est plus de la taquinerie qu’un vrai règlement de compte.

Avec Les femmes, vous chantez élégamment votre tentation pour l’amour lesbien. Décidément les hétéros sont-ils si relou ?
Non les hétéros ne sont pas relou ! Je trouvais ça marrant de parler de cette tentation dans un morceau, car finalement tout le monde se pose un jour la question « cette fille ou ce mec m’attire… et si ? »



Prête à toutes les expériences, les godes trouvent également votre faveur. On va finir par vous croire lesbienne castratrice et pro- féministe, non ?

Je suis juste une fille de 24ans bien dans sa génération. Je trouve ça drôle de parler de ces sujets-là, car il y a encore un peu de tabous concernant le plaisir féminin et ça m’amuse de voir la réaction des gens et de finalement se rendre compte que tout le monde cache un sextoy sous son lit !

Ceci dit les bimbos ne semblent pas trouver grâce à vos yeux. Votre duo avec Fatal Bazooka ne les épargne pas. Pourquoi jetez-vous un regard aussi cru et acide sur votre génération ?
J’adore les bimbos ! Le morceau avec Fatal Bazooka est une caricature de l’ado un peu hystérique, mais c’est avant tout une auto parodie ! Moi aussi j’étais une ado avec plein de copines et on trouvait les mecs trop nuls !! Mais on ne faisait que de parler d’eux !

En tous les cas, vous avez charmé un homme et pas n’importe lequel : Mika. Comment se déroule votre participation à sa première tournée européenne ?
Tout s’est très bien passé. Mika est quelqu’un d’adorable, très sympa et très pro. Nous avons sympathisé avec toute son équipe technique et ses musiciens et ça a été un grand plaisir et une super expérience de passer ces 18 dates avec eux. Et puis jouer devant 5000 personnes tous les soirs c’est plutôt agréable !

Visiter l’Europe c’est bien joli, mais votre Bretagne natale ne vous manque-t-elle ?
Bien sur que la Bretagne me manque, mais je vis des choses incroyables cette année et je ne veux pas en louper une miette. Je suis rentrée en Bretagne pour les fêtes et en ai profité pour voir ma famille et mes amis qui me manquent. Et puis on va retourner un peu en studio, pour recommencer à composer et écrire, mais on n’est pas pressé.


Propos recueillis pour Wag ! par Cédric CHAORY.
Yelle - POP UP (source)