Madonna on stage

?«Madonna est de ces rares artistes qui offrent à leur public des shows exceptionnels en parcourant le monde à la rencontre de leurs fans». Tel pourrait être le résumé en une seule phrase de ce luxueux ouvrage «Madonna on stage» paru aux Editions WhyNot. Au programme : infos et anecdotes sur chaque série de concerts, interviews des collaborateurs de la star, témoignages des fans du monde entier… 288 pages richement illustrées de plus de 300 photos sous la plume aiguisée de Frédéric Gillotteau, fan de la première heure. Ce qu’il préfère chez l’artiste : la scène justement. Interview.

«Madonna on stage» est sorti voici un mois. Le jour de la sortie tu étais en rencontre dédicace à la boutique Lucky Records à Paris. Quelles sont les premières retombées du livre, les premières critiques ?
L’accueil a été très positif. De la part des clients c’était « enfin un livre sur Madonna et ses 25 ans de carrière sur scène ». De nombreux fans attendaient un livre comme « Madonna on stage ». Beaucoup ont apprécié de trouver des informations sur le « Virgin Tour » de 1985 ou encore le « Who’s That Girl Tour » de 1987 parce qu’à l’époque il y a eu très peu d’informations sur ces tournées. Les fans sont heureux de trouver un livre qui regroupe enfin les sept tournées de Madonna. Ensuite, j’ai eu de très bonnes critiques se rapportant sur la mise en page du livre, les photos choisies. « Madonna on stage » présente de nombreuses photos de chaque tournée, mais pas forcément des photos connues. J’ai tenu à ce que tous les tableaux de chaque tournée soient représentés. Le livre compte aussi un grand nombre d’informations, que j’ai voulu complètes. Elles ont toutes été retravaillées puis aussi vérifiées en long, en large et en travers..

Comment est né ce projet de livre?
J’avais ce projet en tête depuis plusieurs années. J’ai commencé à suivre les tournées de Madonna de façon assidue en 2001 avec le « Drowned World Tour ». Cela fait donc 7 ans déjà. Je me suis dit qu’il serait intéressant de faire un livre sur les tournées, les différentes villes visitées, retranscrire ce qui se passe pour chaque show, les coulisses, le travail de préparation. Il y a trois ans j’ai commencé à travailler sur le projet en regroupant différentes informations. En avril 2007 j’ai été contacté par les éditions WhyNot qui cherchaient quelqu’un pour faire un livre sur Madonna en concert, puisque ces éditions lançaient une collection « on stage », il y a eu par exemple un ouvrage consacré à Britney Spears. Les éditions WhyNot cherchaient quelqu’un qui connaisse bien Madonna. Nous nous sommes donc rencontrés. Ils ont également rencontré d’autres personnes, et parmi toutes ces personnes, j’étais le seul à avoir vu Madonna au Parc de Sceaux en 1987 puis lors de toutes ses tournées. Par exemple, sur les trois dernières tournées je l’ai vu en moyenne une douzaine de fois à chaque spectacle ! Pour eux c’était un plus de travailler avec quelqu’un qui ait vu Madonna sur scène aussi souvent. À partir de là, nous nous sommes mis d’accord sur le projet, la façon de le présenter. Puis j’ai ressorti mon premier travail de mon tiroir. Celui-ci portait sur le « Blond Ambition Tour » de 1990. J’ai retravaillé le texte, le contenu, puis proposé le projet. Ils ont été séduits et m'ont demandé d’effectuer le même travail sur la totalité des tournées de Madonna, du premier « Virgin Tour » en 1985 au dernier en date « Confessions Tour » en 2006. J’ai donc travaillé d’avril 2007 à octobre 2007, à raison de 10 à 12 heures par jour.

Comment s’est effectué le choix des photos ? D’où proviennent-elles ?
Le choix a été difficile, car avec Madonna l’offre est énorme. Nous avons fait toutes les agences, nous avons acheté à peu près 4 000 photos pour au final n’en retenir que 300. L’idée était de retrouver pour chaque tournée et chaque tableau, toutes les tenues… Y compris les coupes de cheveux. Par exemple pour le « Blond Ambition Tour » de 1990, Madonna portait un postiche queue-de-cheval pour la partie Amérique du Nord et le Japon alors que pour ses concerts en Europe elle est apparue sans postiche les cheveux plus courts et bouclés. Nous avons donc mixé tous les looks possibles et imaginables. Notre choix s’est aussi porté sur de belles photos, mais aussi des photos peu connues. Cette sélection a été un gros travail, mais je suis satisfait du résultat.

Avez-vous eu des difficultés ?
Nous en avons eu pour les photos se rapportant au « Virgin Tour » de 1985. À cette époque, Madonna débutait dans le métier, de plus cette tournée était uniquement américaine, avec au final très peu de photos. Peu d’agences possèdent des photos de qualité de cette tournée-là.

«Madonna on stage» est composé de nombreuses rubriques dont une intitulée « Les collectors ». Connais-tu la pièce la plus rare ou recherchée dans la discographie de Madonna ?
La pièce la plus rare reste, je pense, le picture disc d’« Erotica ». Celui-ci est sorti en 1992 a été rapidement passé au pilon à cause de l’image jugée trop provocante. Il en a été sauvé 138. C’est la pièce la plus rare. Je pense que sa cote tourne autour de 2 000/2 500 euros (même si j’ai pu le voir jusqu’à 5 000 euros sur des sites d’enchères) ! Attention, il existe un pressage italien, plus récent, de mauvaise qualité et non officiel. Voilà en ce qui concerne le disque ; côté magazine le plus rare et recherché est le magazine new-yorkais « Ocean » paru en 1983 qui est en fait la première couverture de Madonna.

Il y a aussi le chapeau de cow-boy pour « Music » en 2000.
Oui, mais tu vois ce qui se passe à présent, et déjà à cette époque, est que chaque pays édite ses propres « collectors ». Le chapeau de cow-boy par exemple, tu l’as en France à 150 exemplaires, en Grande-Bretagne à 150 exemplaires. Certes, il existe ensuite les différences de couleur, certains détails. Mais si tu parles de « collector » dans le sens noble du terme, je pense que le picture disc d’« Erotica » reste la pièce la plus rare.

Parmi les 7 tournées de la carrière de Madonna, quel est pour toi son show le plus aboutit? Quel est ton show préféré ? Ton meilleur souvenir ?
C’est difficile comme question. Chaque époque a son lot de souvenirs. Évidemment, le « Who’s That Girl Tour » au Parc de Sceaux en 1987 est un souvenir fort puisqu’il s’agissait de la première fois où je voyais Madonna sur scène. Au niveau du show le plus abouti, le « Confession Tour » en 2006 était vraiment extraordinaire. Je pense aussi au « Girlie Show » en 1993 pour tout ce que ce spectacle a véhiculé.

 


?«Madonna on stage» par Frédéric Gillotteau. Editions WhyNot. 288 pages. 35 euros.

 

Interview © Patrick Roulph pouleguidegay.com

Interview soumise au droit d’auteur. Reproduction strictement interdite.

«La contrefaçon est un délit civil qui se répare par l'octroi de dommages intérêts, c'est également une infraction pénale (article L335-2 et 335-3 du Code de la Propriété Intellectuelle).

Sous réserve du nom de l'auteur et de la source, «les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d'information», et toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans consentement de l'auteur ou de ses ayants droit, est illicite (art; L122-4). Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, notamment par téléchargement ou sortie imprimante, constitue donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle.

Le délit de contrefaçon est passible de 2 ans de prison et de 150 000 euros d'amende.

Le droit d'auteur en France est régi par par la loi du 11 mars 1957 et la loi du 3 juillet 1985, codifiées dans le code de la propriété intellectuelle ».