Fred Faurtin: French porn-star

Plus qu’un travail, le sexe doit rester à ses yeux un plaisir. C’est ainsi que se présente Fred Faurtin, porn star française qui depuis cinq ans tourne pour les plus grandes productions internationales: Raging Stallion, Titan, Liquid London, Bulldog ou encore le label allemand Cazzo. C’est chez ce dernier que Fred Faurtin nous propose son nouveau film « Fanatics ». Entre deux avions Fred Faurtin a bien voulu nous accueillir, dans son appartement parisien afin de nous parler de son nouveau film et de tout ce que vous vouliez savoir sans jamais avoir osé le demander. Wag l’a fait pour vous. Interview.

Teux-tu nous présenter "FANATICS", ton nouveau film?
C’est un film réalisé pour les films Cazzo par Gil Némo. Nous avons tourné à Berlin. C’est un film dans le milieu des hooligans et du football. Le film raconte les dessous du football, une équipe suivie par les hooligans qui sont les fans de cette équipe et quelques quiproquos et une histoire de revanche. Et c’est très sexe !


Ce nouveau film t’a-t-il permis de réaliser des scènes que tu n’as jamais eu l’occasion de tourner ?
Oui une scène de viol où nous étions 5 ou 6 avec un outil particulier que je te laisse découvrir.

Comment s’est effectué le casting ?
Les films Cazzo ont la particularité de toujours faire choisir les modèles entre eux afin qu’il y ait une véritable alchimie. Le fait que le réalisateur Gil Némo soit mon mec, j’ai pu lui proposer un certain nombre de modèles et faire un choix en tenant compte de l’histoire. Les choix de partenaires se font aussi en fonction des personnages de l’histoire, contrairement à certaines productions dans lesquelles les personnages sont moins importants. Pour ce nouveau film, Gil Némo a tenu à ce que les acteurs ressemblent vraiment à leur personnage. Et je n’ai pas été déçu.

Avec quel pays, quelle prod est-il agréable de travailler ?
J’aime travailler avec tout le monde, avec pour chaque pays trois méthodes de travail différentes. Cazzo en Allemagne apporte beaucoup de soin au décor, au choix des acteurs, à la lumière, au cadrage. Cazzo prend beaucoup de temps pour tourner une scène. Une scène peut durer six à huit heures. Les Anglais comme Bulldog, Alphamale Media ou Liquid London vont mettre en boîte une scène en deux ou trois heures. Ces productions aiment que les tournages se fassent sur le vif, dans l’intensité. Enfin concernant les États-Unis, j’ai travaillé avec Titan et Raging Stallion il s’agit d’un mix entre les deux méthodes. Les Américains prennent soin de la lumière, des prises de vues, du cadrage, mais les scènes sont tournées rapidement, en trois ou quatre heures.

 

Tu privilégies les labels internationaux pour la qualité de leur travail. Comment se passe la préparation d’un film ?
La production prend contact avec toi. Te demande si tu es disponible puis te présente le projet, te précise le type de l’histoire. Puis la production t’envoie des photos des modèles afin que tu choisisses. Une fois tout cela défini, une date de tournage est calée. Lorsque tu arrives sur le lieu de tournage, le metteur en scène te précise ce qu’il désire. Tu rencontres ton ou tes partenaires avec quelquefois des surprises, car ils peuvent un peu moins te plaire que sur les photos. Parfois les modèles ne viennent pas. Il y a des petits ajustements, ce qui fait que tu ne tournes pas forcément avec le modèle que tu as choisi.


Comment es-tu arrivé dans le porno ?
En fait, c’est mon mec qui a postulé chez Cazzo il y a cinq ans, pour lui et pour moi. Il a envoyé nos photos via internet. Nous avons eu la surprise de recevoir assez rapidement une réponse positive en nous demandant de nous rendre à Berlin pour un casting. Enfin ce que nous pensions être un casting puisque arrivé sur place nous avons tourné notre première scène. Le film est « Berlin Privat 3 ».


Quelle a été la réaction de ton entourage familial ?
Mon père je ne pense pas qu’il soit au courant. Quoi que quand il vient à la maison, il y a des photos de moi un peu partout je pense qu’il les a vus. Quant à ma mère, elle l’a appris un peu par hasard à cause ou grâce à mon mec. Ma mère a très bien pris la chose. Elle m’a dit qu’à partir du moment que c’était ce que je voulais, cela ne lui posait aucun problème. Elle est même fière de me voir dans les magazines. J’entends par là les couvertures, pas les photos à poil !
J’ai découvert le porno très tard. Lorsque j’étais adolescent dans la campagne où je vivais, je n’avais pas accès au porno ; même pas au porno hétéro. J’ai découvert le porno lorsque j’ai rencontré mon mec.


As-tu un souvenir de tournage particulier ?
J’ai plein de souvenirs de tournage, le problème est qu’on ne peut pas non plus tout raconter. C’est comme un spectacle, on voit le résultat, mais rarement la façon dont ça s’est fait. Je garde un souvenir sur le tournage de « Fuck fiction » sorti chez Cazzo. Ça a été un gros tournage qui a duré une quinzaine de jours avec au total une vingtaine de personnes. C’était un film assez ambitieux avec une histoire, de nombreux acteurs, de nombreux lieux de tournages. Ce qui est intéressant parce que souvent dans un film tu as un seul lieu de tournage, un studio ou un appartement et tout se passe au même endroit. Le réalisateur venait du cinéma traditionnel du coup il a envisagé le film comme un film traditionnel et ce tournage s’est fait comme une incursion dans le cinéma traditionnel et non porno.


Une question que tout le monde se pose. Combien de temps peut durer une scène ?
Le maximum que j’ai vécu a été pour le film « Kolben fresser » chez Cazzo, la scène en duo avec Darren Robins a duré 7 heures. Avec des poses !
Quels conseils donnerais-tu à un débutant qui veut se lancer dans le porno ?
De ne pas accepter n’importe quoi. De bien réfléchir avant de le faire parce que ça peut le suivre toute sa vie. Tourner pour le plaisir et non pas pour l’argent.

 



Pour un chanteur, il y a toujours le tube qui revient. Pour un acteur porno y’a-t-il un film ou une scène culte ?
Une scène culte, oui, dans « Berlin privat 3 ». Il s’agit de la scène que j’ai tourné avec Gil Némo mon mec. Cette première scène a vraiment marqué les esprits. On m’en parle régulièrement. Les gens ont adoré. Je pense que c’est l’une des raisons qui a poussé Cazzo à me mettre plus en avant.


Quelle est la véritable raison du succès de cette scène ?
La raison du succès de cette scène est qu’elle a été tournée sans capote. Ce n’est pas bareback puisque nous sommes en couple.

La production de films bareback progresse. Qu’en penses-tu ?
Malheureusement la production est trop importante. Je ne dis pas qu’il n’en faut pas, c’est comme dans le cinéma traditionnel, il y a de la violence et on ne peut pas l’empêcher. On ne peut donc pas empêcher les films bareback. Maintenant quand on sait que neuf films sur dix de vendus sont des films bareback c’est là que le bât blesse. Le bareback ne doit pas devenir la norme. Dans la vraie vie, les gens qui pratiquent le bareback prennent leur responsabilité, mais il ne faut pas se dire que 90% des personnes ne se protègent pas.


Aimes-tu te regarder à l’écran ?
Non ! Autant j’aime regarder des photos de moi, autant je n’aime pas regarder mes scènes. Ce que je fais en général est que je regarde le film quand il sort au moins une fois afin de me faire un avis et pouvoir ensuite en parler avec les gens.


Te produis-tu lors de show live ?
Je ne fais pas de show live. Je ne me désape pas sur scène, ni ne baise sur scène. Par contre, je fais beaucoup de promotions, je vais à la rencontre des fans, dans les magasins ou les clubs faire des dédicaces de DVD, de livres ou de calendriers ; je fais beaucoup de photos avec les fans, mais les performances live ne m’intéressent pas du tout.


Pourquoi ?
Quand je regarde quelqu’un se produire sur scène, baiser sur scène, je trouve que quoi qu’il fasse et aussi beau qu’il soit, ce n’est ni bandant, ni excitant. Alors moi si ça ne me plait pas de le voir, ça me plait encore moins de le faire.

Quel aspect de ce métier aimerais-tu développer ?
Ce qui m’intéresse c’est la photo plus qu’autre chose. Les films que j’ai tournés m’ont apporté une visibilité par rapport à certains photographes.


Te fais-tu beaucoup draguer ?
(Rires). C’est assez curieux. Les gens draguent beaucoup par internet, via mon site. Je reçois beaucoup d’e-mails de personnes pour éventuellement une rencontre. Lorsque je sors dans les bars, en clubs, les gens sont plus distants. La raison est que peut-être lorsque je suis derrière mon écran je suis seul, lorsque je sors je suis avec mon mec ! C’est peut-être la raison !

La video intégrale de l'interview ici

Propos recueillis par Patrick Roulph pour le magazine wag.
Copyright www.gaystarsvideos.com - novembre 2008.

Site officiel de Fred Faurtin : www.fredfaurtin.com

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